« Avec les mots de ses 23 ans, Frederika Amalia Finkelstein nous dit cette inconsolable impossibilité de penser et de vivre après Auschwitz. Poignant! »

Antoine,
26 septembre 2014

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L’oubli de Frederika Amalia Finkelstein
Paru le 28 août 2014 chez Gallimard
16,90 €

Présentation de l’éditeur

Je m’appelle Aima et je n’ai pas connu la guerre. J’ai grandi en écoutant Daft Punk, en buvant du Coca-Cola et en jouant à des jeux vidéo sur la Playstation 2. Un jour, j’ai appris que mon grand-père avait fui la Pologne quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, avant la Shoah. Ce mot m’a longtemps agacée : son côté spectaculaire. Mais vendredi soir, quand je me suis retrouvée face à la petite-fille d’Adolf Eichmann et qu’elle n’arrivait pas à se remémorer le nom du camp d’Auschwitz, j’ai ressenti comme une douleur – elle a duré quelques secondes. Je me suis rappelé l’exergue de Si c’est un homme de Primo Levi : « N’oubliez pas que cela fut, non, ne l’oubliez pas » ; je crois que je veux faire exactement le contraire. Oublier tout.